L’OUTIL D’EVALUATION DE LA PERFORMANCE DE GESTION DE LA DETTE (DeMPA).

A la demande du gouvernement gabonais, une mission de la banque mondiale avait séjourné à Libreville du 21 mai au 01 juin 2012 afin d’évaluer la qualité des opérations de gestion de la dette publique en utilisant L’OUTIL D’EVALUATION DE LA PERFORMANCE DE GESTION DE LA DETTE (DeMPA).

Globalement les résultats de l’évaluation étaient positifs. Cependant, l’opération avait identifié certains domaines dans lesquels la performance devrait être renforcée.

Aussi, un plan de réformes, en matière de gestion de la dette publique,  a-t-il été conçu conjointement par les autorités gabonaises et une équipe de la banque mondiale en janvier 2013. Les réformes devraient porter prioritairement sur les points suivants :  

  • Emission des titres publics ; 
  • Prévision des flux de trésorerie ;
  • Gestion des Soldes de Trésorerie ;
  • Gestion des Risques Opérationnels ;
  • Gestion des Risques Budgétaires Provenant des Partenariats Public-Privé (PPPs) ;
  • Cadre Juridique et Réglementaire ;
  • Transmission et publication des informations. 

A ce jour, par rapport à ce plan de réforme, des progrès ont été réalisés dans les différents domaines suivants:

-  le cadre juridique : une référence explicite au Ministre de l’Economie comme la seule autorité habilitée à négocier et à signer les conventions de dette au nom de l’Etat est incluse dans la législation ;

- la transmission et la publication des informations : la mise en place d’un site internet, l’annexion de la stratégie d’endettement à la loi des finances de l’année, la publication annuelle d’un rapport sur l’exécution de la dette publique à moyen et long terme ont été réalisées ;

- le recours aux  titres publics : l’émission en  2013, par le Gouvernement gabonais d’un Eurobond  d’un montant de 1,5 milliard de dollars US et en 2014, par l’émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) d'un montant de 37 milliards de FCFA dans la sous région de la CEMAC et par l’émission de bons du Trésor Assimilables pour 73,9 milliards de FCFA.

-la gestion du risque opérationnel : la mise en place d’un programme de vérification des tâches des agents des opérations (back-office), la mise en place du nouveau réseau informatique, la création d’un logiciel de sauvegarde des contrats et documents et de l’hébergement des sauvegardes hors de la DGD, sont autant de tâches qui ont été réalisées dans ce domaine.